Crédits photo : Montage Pure Charts / DR
Après David Bowie, le Velvet Underground, Etienne Daho ou les comédies musicales, la Philharmonie de Paris dédie sa prochaine exposition à la musique électronique, du 9 avril au 11 août 2019. Tout simplement nommée
"Electro", cette rétrospective traversera l'histoire du genre, depuis sa naissance à la fin des années 70 jusqu'à son explosion depuis quelques années. Sans oublier la French Touch qui, de
Daft Punk à Justice en passant par Air, a déferlé sur le monde au début des années 2000. Grâce à une bande-son concoctée par le légendaire Laurent Garnier, le visiteur pourra ainsi s'immerger dans plus de 30 ans d'histoire électronique, aidé d'une «
installation lumineuse et sensorielle » qui rappellera «
l'atmosphère des rave-parties » : «
une véritable expérience sonore, participative et sensorielle ». Avec cette exposition, les organisateurs veulent remettre en avant ce genre musical associé à une certaine forme de contre-culture.
Kraftwerk en invité d'honneur !
Le parcours de l'exposition "Electro" sera également jalonné de nombreuses photographies ou d'installations qui évoquent les grands noms du mouvement comme Jean-Michel Jarre, qui exposera ses instruments, ou encore Daft Punk, dont on attend le retour depuis des années. Le duo casqué partagera une installation artistique et robotique inspirée de leur clip "Technologic" avec «
mannequins, costumes, casques, guitares, écran, animatronic, décor en bois ». Ainsi, cette oeuvre «
mettra en abyme son univers de fiction, tout en levant le voile sur une partie de la fabrication de leur esthétique ». Mais il ne faudra pas attendre un quelconque "Alive 2019" de leur part. Des nouveaux artistes seront aussi à l'honneur à l'image de Jacques ou du producteur Molécule. Il y en a donc pour tout les goûts ! Pour fêter la tenue de cette exposition, la Philharmonie a réussi à booker Kraftwerk, au sein de son festival
Days Off. Les pionniers allemands du genre donneront trois concerts (en 3D !) aussi rares que courus, les premiers dans la capitale depuis cinq ans. Le festival accueillera aussi, dans une moindre mesure, un autre nom relié au mouvement : Charlotte Gainsbourg. Son dernier
album "Rest" a été produit par SebastiAn, de l'écurie Ed Banger (Justice, Breakbot, Mr. Oizo...).